La comparaison en randonnée.

On parle souvent des paysages, du matériel, des kilomètres parcourus…

On partage des photos, des points de vue, des coins magnifiques…

Mais il y a un sujet dont on ne parle presque jamais en randonnée.

La comparaison.

Et pourtant… elle est bien là, sans forcément s’en rendre compte, on l’a tous déjà ressentie à un moment.

Au détour d’un sentier, dans une montée un peu plus raide, ou même simplement en regardant les autres marcher.

■ Celui qui marche plus vite que nous.

■ Celui qui semble ne jamais être fatigué.

■ Celui qui discute encore alors que toi, tu cherches ton souffle.

■ Celui qui a toujours le bon équipement, la tenue parfaite, le sac bien réglé.

Et là, doucement… quelque chose s’installe.

On commence à se comparer.

■ Sans bruit, sans le dire.

■ On se dit qu’on est peut-être un peu moins en forme…

■ Un peu moins préparé…

■ Un peu moins “à la hauteur”.

Ce n’est pas violent.

Ce n’est pas toujours conscient.

Mais c’est bien présent.

Je l’ai déjà ressenti moi aussi.

Plus d’une fois, même. Dans certaines montées où les jambes tiraient un peu plus que d’habitude.

Dans ces moments où tu regardes devant… et tu vois les autres déjà loin.

Et toi, tu continues, mais avec cette petite voix dans la tête. Avec le temps, j’ai compris quelque chose d’assez simple.

En randonnée, il n’y a rien à prouver.

■ On n’est pas là pour être le plus rapide,

■ Ni le mieux équipé,

■ Ni celui qui impressionne les autres.

On est là pour marcher.

Pour avancer à son rythme, avec ses propres sensations, avec ses jambes, avec son souffle, avec son histoire.

Et ça devrait largement suffire.

Parce qu’au fond, personne ne vit la même randonnée, le même sentier, la même météo…

mais des ressentis complètement différents.

Certains viennent pour se dépasser, d’autres pour se retrouver, certains parlent beaucoup, d’autres préfèrent le silence. Et tout ça est juste.

Alors oui, la comparaison peut s’inviter…

Mais elle n’a pas sa place pour décider de la valeur de votre randonnée. Parce que votre rythme, c’est le bon.

Votre façon de marcher, c’est la bonne. Et parfois, il suffit juste de ralentir un peu, de lever les yeux, de respirer profondément… et de se rappeler pourquoi on est là.

Pas pour prouver.

Mais pour vivre.

Alors la prochaine fois que ce sentiment apparaît…

Prenez un instant, respirez, et rappelez-vous simplement ceci :

vous êtes exactement à votre place.

David.

 

 

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